Cinq des quinze danseuses du surtout de table Le Jeu de l’écharpe
Cinq des quinze danseuses du surtout de table Le Jeu de l’écharpe
Le surtout de table du Jeu de l’écharpe a été commandé à Agathon Léonard par la manufacture de Sèvres en prévision de l’Exposition universelle de 1900. Sous l’impulsion de son directeur artistique Alexandre Sandier, la manufacture cherchait à renouveler une production alors dominée par les styles historiques et concurrencée par des maisons plus ouvertes à la modernité. Très nettement tourné vers l’Art nouveau, Le Jeu de l’écharpe a été l’un des plus grands succès de cette politique, médaille d’or à l’Exposition universelle et commercialisé avec succès jusqu’à nos jours.
Les drapés amples, fluides et plissés évoquent des scènes de bas-reliefs gréco-romains et, surtout, leur réinterprétation par la danseuse d’origine américaine Isadora Duncan, contemporaine des sculptures. Agathon Léonard met à profit les plis des jupes et les manches évasées pour accompagner les gestes délicats et gracieux des danseuses, créant des effets de courbes et de contre-courbes très étudiés.
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La Bourrasque
La Bourrasque
Bronze d'édition en une grandeur. Fonte Siot-Decauville
La Bourrasque d’Alfred Boucher s’inscrit dans une série d’œuvres à caractère anecdotique. L’artiste puise son inspiration dans la représentation de scènes de la vie quotidienne lui permettant de produire des œuvres d'inspiration sociale pour glorifier le monde rural, dont il est issu. Celle-ci donne à voir un couple de moissonneurs, identifiable à la faux portée par l’homme, qui rentre se mettre à l’abri d’une tempête qui approche.
Boucher adopte une vision idéalisée du monde rural, très loin des représentations plus sociales que l’on retrouve par exemple chez son confrère Ernest Nivet. Ses ouvriers agricoles sont jeunes, beaux et sains. En témoigne le corps vigoureux et musclé de l’homme que l’on aperçoit par l’ouverture de la chemise aux manches relevées et à travers le pantalon plaqué contre les jambes sous l’effet du vent.
Le sculpteur fait preuve ici d’habileté technique dans la représentation naturaliste et attentive du mouvement. Le vent, élément invisible, vient s’engouffrer dans les plis de la chemise de l’homme et dans les jupons de la femme. Sa force s’exprime dans la posture de la femme qui semble lutter contre les éléments déchaînés. D’un geste protecteur, l’homme tient sa compagne par l’épaule. L’artiste porte une attention particulière au mouvement vif de la course, accentué par l’expression des visages. Loin d’être passifs, ceux-ci montrent l’angoisse de voir le travail de la saison réduit à néant.
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Loïe Fuller dansant dans salomé
Loïe Fuller dansant dans salomé
Don de Louis Massignon et de sa sœur en souvenir de leur mère, 1931
Loïe Fuller était une danseuse américaine qui s’est produite à Paris dès 1892. Elle a renouvelé les arts de la scène par son utilisation de jeux de lumières et de voiles déployés dans l’espace grâce à deux baguettes qui prolongeaient ses bras. Proche du mouvement Art nouveau, la danseuse trouvait son inspiration dans la nature, ses mouvements et ses ondoiements.
Ses recherches de formes et volumes dans l’espace, les effets de couleurs, ont inspiré les peintres et les sculpteurs de son époque. Loïe Fuller dansant dans Salomé de Pierre Roche en témoigne. Le voile y envahit tout l’espace, s’approche de la danseuse, telle une vague. Le personnage, effrayé, recule son buste, s’éloignant ainsi du voile. Il est possible d’entrevoir ce qui semble tant épouvanter la jeune femme : Pierre Roche joue de l’informe de ce voile pour faire apparaître une tête que seul l’observateur attentif peut admirer.
Salomé est un épisode biblique des évangiles raconté par Marc et Matthieu. Hérode épouse Hérodiade, ancienne femme de son demi-frère Philippe. Jean le Baptiste réprouve ce mariage, provoquant alors la colère d’Hérodiade. Ainsi, lorsque sa fille Salomé danse devant le roi émerveillé qui lui promet alors tout ce qu’elle souhaite, Hérodiade pousse sa fille à demander la tête de Jean le Baptiste. Bien que contrarié, Hérode obtempère.
Cet épisode a largement séduit musiciens, écrivains, poètes de la fin du XIXe siècle et début XXe siècle, notamment pour son aspect orientaliste. Loïe Fuller a elle-même proposé deux spectacles différents de Salomé, en 1895 puis en 1907. C’est la tragédie de 1895, inspirée de la pièce d’Oscar Wilde qui est évoquée par Pierre Roche. Aux effets de lumière et de voile, le sculpteur répond par l’évanescence d’un visage dans le drapé, que l’on devine être celui de Jean le Baptiste.
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Histoires invisibles
Performance dansée
avec la compagnie La Poétique des signes
Un solo de danse d'Alice Lada, ponctué d'interventions du chorégraphe Raphaël Cottin, et nourri par les gestes des sculptures de Camille Claudel et de ses contemporaines.
Informations pratiques
Lieu : Horaires & Tarifs :
Durée : 45 minutes
Gratuit, dans la limite des places disponibles
Renseignements :
03 25 24 76 34
Atelier de création sonore Bruitages
avec l'artiste Anne-Line Drocourt
À partir d'objets de la vie quotidienne (essoreuse, gobelet...), vous donnez une "vie sonore" aux sculptures : avec quoi faire cavaler le cheval de la Jeanne d'Arc de Paul Dubois ? Et si le grand Docteur Ollier s'animait... quel vacarme ferait-il ? Cet atelier vous propose d'imaginer une narration sonore autour des œuvres, et de la bruiter à plusieurs mains.
Alfred Boucher, Monument au docteur Louis Léopold Ollier, avant 1904, plâtre © Marco Illuminati
Informations pratiques
Lieu : Horaires & Tarifs :Tout en mouvement - séance de Munz floor®
avec Virginie Mercier, professeure de danse ***COMPLET***
Et si les sculptures vous mettaient en mouvement ? Guidé par la pratique innovante et douce du Munz floor®, à la croisée du soin et de la danse, votre corps se déploie lentement, votre colonne ondule : les tensions se relâchent, la mobilité s’améliore, et une profonde sensation de bien-être s’installe. Un dialogue s'installe entre le mouvement des formes sculptées et celui de votre propre corps, dans une expérience sensorielle accessible à tous.
Proposée pour la première fois dans la région, cette séance découverte offre une rencontre inédite entre art, mouvement et perception corporelle.
Tous niveaux, y compris débutants. Venez habillés confortablement et chaudement, apportez un pull et un tapis.
Pour en savoir plus sur la pratique du Munz floor® : https://www.atelier-danse-en-chantier.com/munz-floor
Informations pratiques
Lieu : Horaires & Tarifs :15h
Durée : 1h30
Tarif : inclus dans le billet d'entrée au musée
Dès 16 ans
Réservation conseillée
03 25 24 76 34
Jeune Romain
Jeune Romain
Paul Claudel (1868-1955), frère de l’artiste, écrivain et diplomate.
Camille Claudel vient probablement d’arriver à Paris lorsqu’elle modèle ce portrait de son frère Paul, alors âgé de 13 ans. Confident et fidèle compagnon de jeux, Paul est aussi son premier modèle et la personne qu'elle a le plus souvent représentée. Les lèvres serrées, le regard au loin, Paul affiche un air sérieux qui détonne avec son jeune âge, et le drapé qui entoure les épaules lui confère une certaine solennité.
Dès le début de sa carrière, Camille Claudel affirme son talent de portraitiste et sa capacité à saisir la psychologie du modèle. Elle conjugue ici toute la puissance évocatrice de l’Antiquité romaine, et surtout de la Renaissance florentine. En effet, malgré son titre, ce portrait évoque bien les bustes italiens de la première Renaissance italienne que Claudel a étudiés au musée du Louvre. La forme du buste reliquaire, c’est-à-dire coupé aux épaules, l’admirable étude du drapé, et même ici la bichromie sont des références directes à cette période. En cela, elle s’inscrit dans le mouvement néo-florentin de son époque, inspiré par la Renaissance italienne du XVe siècle : on peut y voir une probable influence de Paul Dubois, chef de file de ce mouvement. Cependant, Claudel demeure dans une veine naturaliste et une exploration psychologique qui lui sont propres.
Ce buste témoigne de l’affection mutuelle que se portent le frère et la sœur. Une vingtaine d'années plus tard, le buste de Paul Claudel à 37 ans redit cette relation intacte, ces échanges artistiques féconds entre le célèbre écrivain et la sculptrice.
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Portraits entrecroisés
Hors-d’œuvre
Un jeudi par mois, profitez de votre pause déjeuner pour découvrir en vingt minutes une œuvre, un artiste ou une thématique avec un médiateur du musée. Puis, rendez-vous à l'auditorium pour un déjeuner partagé !
Camille Claudel et ses camarades d’atelier ont posé les unes pour les autres. Découvrez leurs portraits, qui figurent parmi les premières œuvres ambitieuses de ces apprenties artistes et qui témoignent de leur complicité.
Informations pratiques
Lieu : Horaires & Tarifs :Masque d'Apollon
Masque d'Apollon
Legs de Rhodia Dufet-Bourdelle à la Ville de Paris en 2002. Fonte Susse frères, épreuve n°7, 1982
La Tête d’Apollon fait partie des nombreux sujets antiques traités par Antoine Bourdelle, qui lui ont inspiré quelques-unes de ses œuvres les plus marquantes : Pénélope, Héraklès archer, Centaure mourant et, donc, Apollon. L’artiste nous propose une vision originale de ses traits, à rebours de l’habituelle représentation lisse et idéalisée du dieu des arts, incarnation de l’harmonie et de la beauté masculine.
Cette œuvre atypique est issue d’une longue gestation qui a duré de 1898 à 1909. La tête initialement modelée est restée entreposée dans l’atelier de l’artiste et s’est déformée et craquelée, en particulier autour de l’œil et sur la joue gauche. Lorsque Bourdelle l’a retrouvée plusieurs année après, il a décidé de la mouler telle quelle, intégrant dans son œuvre les accidents causés par le dessèchement de la terre. Il a ensuite complété ce Masque pour créer la Tête d’Apollon en ronde-bosse, toujours marquée par les stigmates du temps comme autant de cicatrices attestant la puissance terrible du dieu.
Bourdelle a expliqué que cette œuvre avait marqué un tournant dans son parcours d’artiste, le moment où il s’était détaché de la manière de son ancien maître Auguste Rodin. Il lui a d’ailleurs offert le plâtre original du Masque, dédicacé « Au grand maître Rodin ». Celui-ci a ainsi résumé les voies divergentes prises par leur travail : « Pour moi, la grande affaire, c’est le modelé. Pour Bourdelle, c’est l’architecture. J’enferme le sentiment dans un muscle. Lui il le fait jaillir dans un style. »
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Bartholdi, Champollion et le sphinx – monuments publics en débat
Visite guidée de l'exposition
Quels étaient les liens du sculpteur Auguste Bartholdi avec l’Égypte ? Dans quel contexte le Monument à Champollion lui a-t-il été commandé ? Quelles ont été les différentes étapes de son élaboration ? Comment sa réception a-t-elle évolué au fil des ans ? Suivez le guide, il répond à toutes ces questions !
L’exposition se prolonge dans le parcours permanent du musée, où vous découvrirez à quel point les monuments publics ont passionné la France de la fin du XIXᵉ siècle et pourquoi certains font aujourd’hui débat.
Informations pratiques
Lieu : Horaires & Tarifs :Durée : 1 heure
Tarif : 4 € par participant en plus du billet d'entrée



